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Comment obtenir Qualiopi en 2026 ?

La certification Qualiopi repose sur 32 indicateurs, chacun correspondant à une exigence précise du Référentiel National Qualité.

 

Lors de l’audit, votre objectif n’est pas de réciter le référentiel, mais de démontrer à

l’auditeur comment vous répondez concrètement à ces exigences. Cela passe par l’explication claire de votre fonctionnement, de vos pratiques et de votre organisation au quotidien.

 

Vous devez également être en mesure de présenter des éléments de preuve cohérents et pertinents : documents, procédures, supports de communication, outils de suivi ou exemples issus de situations réelles.

 

Ces preuves viennent appuyer votre discours et montrer que vos pratiques sont effectives, maîtrisées et réellement appliquées.

Pour réussir Qualiopi en 2026, 5 étapes à respecter !

Étape 1 – Comprendre l’exigence et l’enjeu des indicateurs Qualiopi

Avant de chercher à “cocher des cases”, il est essentiel de comprendre pourquoi les exigences Qualiopi existent et ce qu’elles visent réellement. Chaque indicateur du Référentiel National Qualité répond à un objectif précis : garantir la qualité des prestations de formation, la protection des apprenants et la crédibilité des organismes de formation.

Respecter une exigence Qualiopi ne sert pas uniquement à réussir l’audit. Cela permet de structurer votre organisation, de clarifier vos pratiques et de sécuriser votre activité sur le long terme. Les indicateurs portent notamment sur l’information des publics, l’adaptation des formations, la qualification des intervenants, le suivi des apprenants ou encore l’amélioration continue. Autrement dit, ils touchent directement au cœur de votre fonctionnement.

Concrètement, ne pas respecter une exigence peut avoir plusieurs impacts :

  • lors de l’audit, cela peut entraîner une non-conformité, voire la perte ou le refus de la certification ;

  • au quotidien, cela génère souvent des dysfonctionnements internes, des pratiques incohérentes ou dépendantes des personnes ;

  • pour les apprenants et les financeurs, cela nuit à la lisibilité, à la confiance et à la qualité perçue de vos formations.

 

À l’inverse, comprendre l’enjeu de chaque indicateur vous permet de donner du sens à vos actions. Vous ne mettez plus en place des documents “pour l’audit”, mais des pratiques utiles, adaptées à votre réalité et réellement bénéfiques pour la qualité de votre organisme de formation.

Cette première étape est donc déterminante : elle conditionne la pertinence de toutes les actions que vous mettrez en place par la suite et vous évite une démarche purement administrative ou subie.

Étape 2 – Préparer un discours clair et structuré pour chaque indicateur

Pour chaque indicateur Qualiopi, il est indispensable de préparer à l’avance une explication courte, claire et maîtrisée, en une ou deux phrases. L’objectif n’est pas de réciter le référentiel, mais de démontrer à l’auditeur que vous comprenez l’exigence et que vous y répondez de manière concrète et adaptée à votre organisation.

 

Cette explication doit permettre de présenter votre logique de fonctionnement : ce que vous faites, comment vous le faites et pourquoi. Elle sert de fil conducteur à l’audit et donne du sens aux preuves que vous allez présenter ensuite. Un auditeur convaincu commence toujours par une compréhension claire de votre démarche, avant même l’analyse des documents.

 

Ne pas préparer ce discours expose à plusieurs risques : réponses imprécises, justificatifs présentés sans lien avec l’indicateur, ou difficulté à démontrer le niveau attendu. À l’inverse, une explication synthétique et cohérente renforce votre crédibilité, fluidifie l’audit et montre que votre conformité repose sur des pratiques maîtrisées, et non sur une accumulation de documents.

 

En 2026, avec des audits toujours plus orientés sur la compréhension des pratiques et la réalité opérationnelle, cette étape est un levier clé pour sécuriser votre certification et valoriser la qualité de votre organisme de formation.

Étape 3 – Identifier et préparer les éléments de preuve pour chaque indicateur

Pour chaque indicateur Qualiopi, il est essentiel d’identifier à l’avance les éléments de preuve que vous présenterez à l’auditeur. Un élément de preuve n’est pas un document produit “pour faire joli”, mais la démonstration concrète que votre organisation applique réellement l’exigence dans ses pratiques quotidiennes.

 

Ces preuves peuvent prendre différentes formes : documents, procédures, supports pédagogiques, outils de suivi, tableaux de bord, traces d’échanges, ou exemples issus de situations réelles. L’important n’est pas leur volume, mais leur pertinence et leur cohérence avec votre discours et le niveau attendu de l’indicateur.

 

Ne pas préparer ces éléments en amont peut conduire à des recherches approximatives le jour de l’audit, à la présentation de preuves incomplètes ou hors sujet, voire à des non-conformités évitables. À l’inverse, disposer d’un dossier structuré par indicateur permet de sécuriser l’audit, de gagner en sérénité et de montrer que votre conformité repose sur un système organisé et maîtrisé.

 

Cette étape vous oblige également à prendre du recul sur vos pratiques. Elle met en lumière ce qui fonctionne, ce qui mérite d’être formalisé ou amélioré, et contribue directement à la qualité et à la pérennité de votre organisme de formation, bien au-delà de la seule obtention de la certification.

Étape 4 – Utiliser des documents simples et agréables pour s’approprier les exigences

Pour répondre efficacement aux exigences Qualiopi, il est inutile de multiplier les documents complexes ou surchargés. Des supports simples, clairs et agréables à utiliser favorisent une meilleure appropriation des indicateurs, aussi bien par vous que par les personnes impliquées dans l’organisme de formation.

 

Des documents lisibles, structurés et adaptés à votre réalité permettent de comprendre rapidement quoi faire, quand et comment. Ils facilitent l’application des procédures au quotidien, réduisent les erreurs et évitent que Qualiopi ne soit perçu comme une contrainte administrative déconnectée du terrain.

 

À l’inverse, des documents trop techniques, trop longs ou conçus uniquement pour l’audit sont rarement utilisés. Ils finissent par être oubliés, mal appliqués ou contournés, ce qui fragilise la conformité et la qualité réelle de l’organisme.

 

En 2026, l’enjeu n’est plus d’avoir “beaucoup de documents”, mais d’avoir les bons documents : utiles, cohérents et réellement utilisés. C’est cette simplicité maîtrisée qui sécurise l’audit et contribue durablement à la qualité des pratiques de formation.

Étape 5 – Penser en priorité à l’expérience apprenant

Au-delà des exigences et des indicateurs, Qualiopi vise avant tout à améliorer l’expérience des apprenants tout au long de leur parcours de formation. Chaque action mise en place doit être pensée en se posant une question simple : en quoi cela améliore-t-il concrètement l’accueil, l’accompagnement, l’apprentissage ou la réussite de l’apprenant ?

 

Informer clairement en amont, adapter les contenus et les modalités, suivre la progression, recueillir les retours et accompagner les difficultés sont autant de leviers qui renforcent la qualité perçue et réelle de vos formations. Une démarche Qualiopi efficace place donc l’apprenant au centre, et non l’audit.

 

Négliger l’expérience apprenant revient souvent à appliquer les exigences de manière mécanique, sans impact réel sur la qualité. À l’inverse, lorsque vos pratiques sont pensées à partir des besoins des apprenants, la conformité Qualiopi devient une conséquence naturelle de votre organisation, et non une contrainte.

 

En 2026, les organismes de formation qui tireront pleinement profit de Qualiopi seront ceux qui auront compris que la qualité ne se démontre pas uniquement par des documents, mais par une expérience de formation cohérente, fluide et engageante.

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